DEUX LIONNES SE DÉFIENT (French)

Started by Agraf, May 20, 2026, 11:21:28 AM

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Agraf

Histoire III



Je suis Béa, et peut-être une rareté parce que je suis une femme qui prend plaisir à lutter et me battre. Je suis athlétique et bien formée et ce soir je porte une jupe courte et fendue qui s'accroche à mes fesses, mes hanches et mes cuisses. Avec un chemisier ouvert pour montrer un clivage discret, je connais bien que je suis séduisante.

Nos hôtes sont Hugo et Sylvie. Hugo travaille avec mon mari, et sa femme blonde est très séduisante aussi. Sa robe rouge s'accroche à son corps voluptueux et elle est  plus haute que moi, les seins bien formés et les hanches plus larges que les miennes. La robe est courte, dévoilant ses cuisses qui semblent fortes et sexy. Il y a quelque chose d'un défi sexuel émanant de cette belle amazone. Je ne suis pas sûre, mais peut-être... peut-être il y aura une chance pour quelque chose " amusante " ce soir.

Nous prenons du café, et nous parlons ; mon mari introduit le sujet des femmes sportives, et que quelques femmes sont si fortes que les hommes... comme moi !
Hugo dit que Sylvie est forte aussi, et qu'elle avait fait du sport quand elle était plus jeune. Sylvie rit, et frappe sa cuisse droite, " Oui, Hugo me dit qu'il aime les cuisses fortes comme ça ! "
Mon mari me regarde un instant, et ajoute : " Oui, Béa aussi. Les jambes d'une femme sont souvent si fortes que celles d'un homme, je pense. "
Sylvie dit, " D'accord, les cuisses féminines sont plus fortes que celles des hommes. Que penses-tu, Béa ? "
Je m'étire et ma petite jupe fendue donne à tout le monde une bonne vue de mes cuisses tendues. " Oui, contre les jambes d'un homme sans doute ; mais entre les cuisses d'une femme, les hommes veulent se soumettre, n'est-ce pas ? "

Nous rions tous, et Sylvie me regarde pour un moment.
Hugo dit, " Je crois que Sylvie possède les cuisses plus fortes que la plupart des femmes. "
Mon mari dit, " Béa est très athlétique... "
Je dis, " Et plus grand, n'est pas plus fort. "
Sylvie sourit, " Est-ce un défi, Béa ? "
" Si tu veux, Sylvie, " je réponds.
" Que penses-tu, Béa ? " Elle se lève et tire sa robe jusqu'aux hanches. Ses jambes en pleine vue ; vraiment ses cuisses sont bien formées, bien musclées... belles et fortes.
" Et qu'en penses-tu, Sylvie ? " Je me lève, et je me tiens à côté de cette amazone, et avec ma jupe levée aux hanches je donne à tous, la vue de mes jambes.

Là, deux femmes avec leurs jambes dénudées, se tenant debout l'une contre l'autre, et deux hommes bien stimulés que nous regardent. Nous nous regardons, avec nos muscles tendus.
" Est-ce qu'on peut décider qui a les cuisses plus fortes ? " dis-je d'une voix envoûtée.
Hugo répond, " On ne peut pas le voir... "
Je souris, " Et bien, comment va-t-on le prouver ? "
Sylvie dit, " Nous choisissons un pauvre mari et nous l'écrasons. Donc, il peut le dire ! "
Je dis lentement, " Oh Sylvie, c'est notre défi, hein ? Cette épreuve doit être quelque chose entre nous. "
" D'accord, " dit Hugo, vite.
" Oui, " dit mon mari.
Sylvie et moi, nous nous regardons et elle me fait un signe de l'oeil. Elle pousse sa cuisse gauche contre la mienne. " Que faire maintenant, Béa ? "
" Veux-tu lutter ? " dis-je. Bon, le défi est fait ; j'attends, tendue, énervée.
Elle se pourlèche, et dit, " Si tu veux, oui. Mais que porter ? "
" Dessous ! " dis-je.
" Bon. "

Nous commençons à nous déshabiller, tandis que nos maris dégagent un peu les meubles et créent un peu d'espace au milieu de la salle.

Je suis si stimulée... et je pense que cette amazone partage mon goût. Oui, j'aime la lutte sportive ; oui, j'aime une bonne bagarre ; mais ce combat, ni l'une ni l'autre, est quelque chose d'un défi sexuel entre nous, devant nos maris, mais combat quand même. Je vois les visages de nos mecs : vraiment deux mecs bien stimulés... comme leurs femmes.
Je reste habillée en soutient gorge et string. Elle est devant moi presque nue, en petit soutien-gorge que semble avoir un problème à contenir les seins, et un string aussi petit aux hanches. Elle est voluptueuse, musclée, une amazone véritable.

" On commence à genoux, " dis-je.

Nous sommes au milieu d'une petite arène, cuisse à cuisse, sein à sein ; j'ai la sensation de son haleine sur ma joue, et la chaleur de son corps contre le mien. Je lève mes mains, doigts évasés et elle comprend le défi et place ses paumes contre les miennes. Nos doigts enlacés ; nous commençons. Elle est forte, et les muscles de ses bras sont tendus. Elle pousse, et moi, je réponds, joue à joue, en rodant sur nos genoux, lentement, sans nous séparer. Je pousse son bras droit dernier son dos, et je la renverse. Nous tombons, et roulons sur le tapis.
Maintenant on va voir le duel cuisse contre cuisse. Nos jambes enlacées, nous nous écrasons et roulons ensemble. Les muscles de ses cuisses sont vraiment très fortes et ma cuisse droite, entre les siennes, devient engourdie. Maintenant elle a mon corps dans ses bras et elle m'écrase. Je saisis la tête et je pousse son menton. Tous les muscles de mon corps athlétique sont tendus et j'ai besoin de toute ma puissance pour la faire abandonner la prise sur mon corps. Nous roulons encore, et je m'échappe de ses cuisses.

Encore à genoux, je la regarde. Déjà, de la sueur court sur nos visages et clivages.
" Tu es forte, Sylvie, " dis-je.
Elle répond : " C'est tout, Béa ? "
" Pas du tout, " lui dis-je.
" Bon... viens ici dans mes bras ! " et elle se jette sur moi.

Nous bousculons, et encore roulons sur le tapis. Elle est sur moi, ses grandes cuisses à chaque côté de mon corps, ses fesses sur mon ventre. Elle m'enfourche et je me tords dans un effort frénétique à faire tomber cette dominatrice. Soudain elle tombe et je l'enfourche dans un instant ; avec un ciseau et une bonne prise de tête, je l'écrase.
" Tu veux te soumettre, chérie ? " je lui demande.
" Non, " Sylvie dit, sèchement.
Mes cuisses sont une vise autour de son corps et je lui donne encore de la puissance de mes muscles.
" Rends toi, amazone !" je commande.

Ma surprise ! Je suis choqué qu'elle se déchire de ma prise de tête, et se tourne entre mes cuisses. Maintenant elle est sur ses genoux et je suis sur mon dos, même si j'ai été capable de tenir mon ciseau autour de ses hanches, là ou la puissance compte. Elle pousse mes jambes, ses doigts écrasant mes genoux. Je perds ma prise. Elle tombe sur moi, sein à sein, et encore nous roulons et nous bousculons pour l'avantage.
Si cette femme n'a pas de l'expérience de la lutte, elle est une adversaire naturelle. Je dois lutter bien fort pour éviter être la perdante ! Encore on lutte pour l'avantage, je me tords et retords, et nous nous trouvons chacune avec la tête de l'autre entre ses cuisses, ciseau contre ciseau. Douleur... difficulté à prendre haleine... pour moi, mais pour elle aussi. Chacune essaie de faire soumettre l'autre.

On reste comme ça un bon moment, pour nous une sensation de punition pour l'éternité, pour nos maris quelques secondes de spectacle érotique.
Nous affaiblissons toutes deux. Qui va se rendre la première ? Soudain nous laissons nos prises, sans rien dire, sans soumission. Nous restons par terre un moment, fatiguées, enduites de sueur, pleines de chaleur par nos efforts.

Je me lève aux genoux : " Tu veux finir ? "
Sylvie tire ses longs cheveux de sa visage, collés par la sueur : " Nous voulons lutter au finish, n'est-ce pas ? "
Elle arrache son soutien-gorge et place ses mains sur ses hanches. Elle me regarde, un défi dans les yeux. Je souris, en quittant le mien : " C'est bon. "

Elle s'approche de moi et nos seins nus se touchent. Nous nous saisissons en double ceinture avant et la lutte recommence. Maintenant c'est frénétique, en dépit de nos efforts antérieurs et de notre fatigue ; le frottage des seins nus semble nous redonner de l'énergie. Nous nous poussons d'un côté à l'autre de notre petite arène couverte de tapis. On devient plus méchantes, les prises aux cheveux, le pincement des seins et des cuisses ; pour quelques minutes c'est comme un duel de deux lionnes enragées.
Mais nous ne sommes pas deux sauvageonnes ennemies, et si soudain que la bagarre est commencé, elle est finie - mais pas le combat. Encore nous luttons, sein à sein, en écrasant nos corps et enlaçant les jambes.

Joue à joue, Sylvie me dit doucement : " Au finish avec seules nos cuisses, hein ? "
" D'accord, " lui dis-je.
Nous nous écrasons, immobiles comme une statue sculptée de peau et de muscles femelles. Nos corps tendus, nous nous surmenons. Soudainement, je connais que je n'en peu plus. Merde ! Cette Sylvie est trop forte. Je vais me rendre, car la douleur est trop forte. Je fais mon dernier effort. Puis, soudain, un cri désespéré.
" Je me rends ! Je me soumets, tu gagnes. "
C'est Sylvie qui a parlé, je vais gagner. Je la laisse, et je roule.

Je regarde mon mari et Hugo, excités mais ébahis, ils ne peuvent rien dire. Je souris. Sylvie vient se placer à côté de moi, à genoux.
" Bonne lutte, Béa. "
Je me lève et je me tiens debout devant elle. " Tu vois qui a les cuisses plus fortes ? " je demande gentiment.
" Championne ! " dit l'amazone blonde, en baisant ma cuisse droite.
" Maintenant, nous voulons réparer les dégâts, n'est-ce pas ? " elle m'invite.
Nous quittons la salle, et on va dans la salle de bain luxurieuse de Sylvie.

" Béa, j'ai trois amies qui partagent notre goût ; disons, un petit club et nous nous battons de temps en temps. " Elle me regarde, " Que penses-tu ? Veux-tu les rencontrer ? "
" Tu demandes ? Tu connais la réponse ! " lui dis-je.
" Hum, mais... nos combats sont un peu différents... On ne porte rien, on se bat nues. "
" Comme ça ? " je réponds, en arrachant mon string.
" Oui chérie, comme ça ! " dit Sylvie enlevant son seul vêtement et venant m'embrasser de tout son corps. " Et après la bagarre... "
Oui, je comprends.



Récit d'un auteur anonyme, dactylographié sur six pages A4, numérotées, non daté, envoyé à Ajax par " Mike, England ", qui restera sans identification pour l'éternité. Il n'est pas commun de trouver an Anglais qui écrive des récits érotiques directement en Français (et sans fautes), qui s'intéresse à les femmes lutteuses, et dont au moins une héroine s'appelle Béatrice. Au cours de mon étude des trois manuscrits de la même origine chez le regretté Ajax (1938-2003), et de mon amitié avec une lutteuse dénommé Béa, j'ai fait un rapprochement entre le style de ces récits et ceux de Carbide, un artiste dessinateur fan d'elle, qui a une importante carrière sous son vrai nom en Belgique. Il était un ami de Mike [Leyland], promoteur de la compagnie de vidéos ASF Enterprises (1980-1982), of West Sussex, England, and manager of The Square Ring Club, qui publiait le fanzine Wildcats (12 numéros), avec des nouvelles, des commentaires sur vidéos et un service d'échange de photos, vidéos et cassettes audio, entre les membres du club.
Mon édition c'est juste la transcription du texte et l'addition du titre. Ici, la narrative sous le point de vue de Béatrice, est une homage de l'auteur à la lutteuse sportive, qui lui aurait confié aimer aussi les bagarres, et même les matchs nus au finish. 1982 a été un an plein de matchs de lutte pour Béatrice, dont quatre contre des  Sylvies - trois françaises et une belge. En 1987, Béa a lutté contre une deuxième Sylvie belge, un match en maillots, qui Béatrice a gagné, et que son mari a enregistré en vidéo et partagé avec ses amis. - Agraf