REFUS DE PRIORITÉ (French)

Started by Agraf, May 20, 2026, 11:01:54 AM

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Agraf

Histoire II



J'ai un ami qui possède une Buick 1947 ; quelle voiture élégante et prestigieuse ! Pour moi, un plaisir de l'accompagner un jour au forêt. Il y avait du travail, et moi j'avais un livre, de l'ombre, de crème solaire, une chaise longue et une boite frigo contenant des jus de fruits. Nous roulons à la forêt et il s'arrête sur un petit chemin forestier, auprès d'une clairière. Un bon endroit privé.
" Je te laisse ici, on retourne en une heure, " dit-il en partant, à pied.

Je porte un maillot et une jupe blanche fendue. Je m'assoie sur la chaise et je tire en bas la jupe et le maillot pour avoir les seins nus sous les rayons du soleil. Je m'enduise avec l'huile solaire et je lis et je bois de jus froid de temps en temps. Quelle bonne journée !

Pour Léonie la vie n'était pas si bonne... Pour elle c'était dur. Son mari était malade et Léonie devait travailler bien fort, à couper, fendre et empiler le bois de chauffage, avec hache et tronçonneuse. Ce jour elle a bien travaillé, son corps bien formé, musclé et brun du soleil et de l'air frais. Elle était vêtue de gros souliers militaires, d'un court  short en jeans effiloché et T-shirt. Elle était couverte de sueur qui parsème ses cheveux et ses vêtements. Après finir le travaille, elle range ses outils dans une grosse jeep Toyota 4x4, enlève les souliers et enfile des espadrilles. Elle s'essuie avec essuie-mains, et elle commence à rentrer à la maison.
Soudain, Léonie s'arrête : la Buick lui barre le passage. Elle dit de la voiture, en haute voix mais poliment : " Reculez la voiture, s'il vous plait. Je veux passer. "

Je ne veux pas me tracasser ; je me suis enduite à l'huile solaire et je suis étendue au soleil. Je refuse de bouger, " Cherche un autre chemin, prends le détour. "

Léonie descends du jeep et avance lentement, et stoppe devant moi dos aux rayons de soleil, pour me mettre dans l'ombre. Elle me regarde, promenant ses yeux sur mon corps presque nu et enduit d'huile, mes seins nus et mes cuisses. Je la regarde aussi, et trouve qu'elle a un corps voluptueux mais musclé.
" Bouge ta caisse, " dit-elle, menaçante. Elle se baisse et prend ma boite de jus, en boit une partie et verse le reste sur mes seins dénudés. " Ecarte ta voiture... putain, " ajoute-t-elle.

Moi, putain ? Je suis furieuse contre cette femme impudente ! Je me lève. Je suis une femme qui aime une lutte ou une bagarre, et je n'ai pas peur d'une femme.
" Salope ! " crie-je.
" Putain, " est sa réponse.

Je gifle son visage, bien fort. Elle se jette sur moi et prend mes cheveux. Je prends ses cheveux et nous titubons entre les deux voitures. Léonie tourne et me pousse contre le jeep. Je lui donne un coup de genou entre les cuisses. Elle donne un cri perçant et je la pousse contre la Buick. Nous luttons, nous tombons, nous nous bousculons dans la boue mouillée du chemin.
Nous luttons comme deux lionnes enragées et je déchire son T-shirt, lui dénudant ses seins. Nous sommes enduites de boue, huile solaire, et sueur. Elle est sur moi, mes hanches entre ses cuisses sous les fesses grosses et fermes. Elle gifle mon visage et mes seins. Je lui donne un coup de poing et je tourne de côté, et je m'échappe. Je titube vers l'herbe et je me retourne. Elle se jette sur moi et nous donnons des gifles et des coups de poing au corps et au ventre, et encore nous nous embrassons - mais pas en amoureuses. Sein à sein, cuisse à cuisse. Elle est si forte, cette salope. En dépit d'être athlétique et fière de ma puissance, je trouve que cette femme est une véritable amazone !

Elle me fait tomber et elle m'enfourche, les mains à ma gorge, m'étranglant. Je lutte et mes doigts cruels sont à ses seins. Elle tombe et elle tire mes mains de sa poitrine. Elle me saisit entre ses grosses cuisses et elle m'écrase. Nous continuons à lutter mais elle a l'avantage avec ce ciseau brutal. Sous la douleur des jambes qui m'écrasent, je retire une main et encore je saisi un sein - sauvage et brutale comme mon adversaire. Elle s'échappe et je la suivis ; tous les deux hurlant, enragées comme des bêtes sauvages. Je l'attaque, et je l'enfourche. Léonie me pousse et je tombe.

Nous nous retrouvons à genoux, face à face. Nous nous regardons, gardant le silence. Pas plus d'insultes, ni hurlements. Cette femme se bat comme une bête sauvage et notre bagarre est brutale, sans pitié ; avec feu dans les yeux et lèvres retroussées. Nous nous jetons une sur l'autre et les mains attaquent les seins nus, enduits de huile, de sueur et salis de boue. Nous tombons de côté, avec des prises sur les cheveux, et nous roulons sur l'herbe avec nos cuisses enlacées. On se gifle et on se donne des coups de poings. L'une enfourche l'autre et nous essayons les ciseaux pour écraser l'adversaire.

Notre combat sans pitié est maintenant différent. Après la mêlée de bagarre, nous sommes fatiguées, enduites de boue et de sueur. Les morceaux de nos vêtements sont presque détruits ; moi avec un reste de maillot sur les hanches, et Léonie ne porte que ses shorts. Nous luttons maintenant en silence, et plus lentement. Pas de braillards, pas d'insultes ; nous roulons lentement sur l'herbe, chacune cherchant son avantage, entre la Buick prestigieuse et la Toyota travailleuse. L'avantage du combat oscille entre moi qui ai pris le plaisir à rien faire, et Léonie qui devrait travailler fort  et avait devenue aussi dure que sa voiture.

Je me trouve sur mon dos, nos cuisses enlacées, et Léonie me pousse dans la boue du chemin. Un avant-bras sur ma gorge et l'autre bras me tenant dans une ceinture avant au sol. Je la pousse en haut mais son poids et sa puissance me pressent encore sur le chemin. Je tire ses bras, nos jambes sont tendues dans la prise. Désespérée je trouve de la puissance... Je déteste l'idée de perdre ce combat contre une adversaire impudente qui m'a fait le défi. Je pousse son bras hors de ma gorge, je m'échappe de la prise de jambes, je m'arrache de sa prise. L'amazone roule de côté dans la boue, et je titube vers l'herbe.

Elle s'élance et me saute de derrière, me jetant en avant sur l'herbe. Elle est sur mon dos, ses cuisses à chaque côté de mon corps, et je sens son pubis contre mes fesses. Elle me prend mon bras droit et le tire derrière moi. Puis elle tire fort ma tête en arrière par une prise sur mes cheveux de sa main gauche. Mon bras gauche ne peut pas m'aider, ni mes jambes. Léonie tient ses prises brutales. Elle me punit sans pitié.

Elle connaît qu'elle a gagné ; je le connais aussi. Elle demande ma soumission. Je dis, " Non. "
Encore une tire féroce de ses bras sur mes cheveux et mon bras tordu. La douleur dans mon corps et ma tête est de trop. Je ne peux pas me battre plus. " Je me rends, " crie-je.
Elle me laisse là un moment, mon nez dans l'herbe, sifflante, vaincue. Puis elle se redresse un peu et me tourne sur le dos, et me plaque au sol avec ses hanches presque sur mes seins, ses cuisses tiennent ma tête, ses genoux pressés contre mes oreilles.

" Maintenant, tu vas bouger ta caisse, putain ? "
Je la regarde. " Oui, " souffle-je.

Quelle sensation étrange. La douleur, la colère, les moments de triomphe et de défaite contre cette amazone. Depuis le commencement en style bagarre au finish, c'était quand même un duel de lutte. Encore sous l'emprise de ses cuisses fortes, je respecte cette femme, je l'admire. J'aime me battre, et si je gagne, c'est bon ; si je perds, je ne suis pas trop triste et je n'ai pas peur de l'adversaire.

Léonie se lève, et me tire en haut, en me poussant vers la Buick : " Bien, bouge ça vite, putain ! Je déjà perdu assez de temps avec toi. "

Je me suis sentit presque capable de lui lancer un défi de lutte. Puis, moi, enduite d'huile, sueur et boue, entre dans cette splendide voiture, la rendant toute sale aussi. Je recule la Buick assez contre l'herbe, libérant le chemin.

Léonie démarre la Toyota et s'arrête à ma côté : " Si tu veux te battre encore, tu connais bien ou tu vas me trouver ; je suis Léonie, et je travaille ici. " Elle part en riant.

Je me regarde dans le rétroviseur de la voiture : quelle saleté ! Oui, peut-être je vais prendre la revanche de ce défait ; ou est-ce que je prendrai du plaisir à me battre contre elle encore une fois ?


Récit d'un auteur anonyme, dactylographié sur quatre pages A4, numérotées, non daté, envoyé à Ajax par " Mike, England ", qui restera sans identification pour l'éternité. Il n'est pas commun de trouver an Anglais qui écrive des récits érotiques directement en Français (et sans fautes), qui s'intéresse à les femmes lutteuses, et dont au moins une héroine s'appelle Béatrice. Au cours de mon étude des trois manuscrits de la même origine chez le regretté Ajax (1938-2003), et de mon amitié avec une lutteuse dénommé Béa, j'ai fait un rapprochement entre le style de ces récits et ceux de Carbide, un artiste dessinateur fan d'elle, qui a une importante carrière sous son vrai nom en Belgique. Il était un ami de Mike [Leyland], promoteur de la compagnie de vidéos ASF Enterprises (1980-1982), of West Sussex, England, and manager of The Square Ring Club, qui publiait le fanzine Wildcats (12 numéros), avec des nouvelles, des commentaires sur vidéos et un service d'échange de photos, vidéos et cassettes audio, entre les membres du club.
Mon édition c'est juste la transcription du texte. - Agraf

Tiberius J.C.